Ces dernières années, beaucoup d’entreprises ont mis en place des espaces de bureaux ouverts ou open space pour encourager l’innovation, la créativité et la collaboration au sein des équipes. L’idée sous-jacente est que les bureaux ouverts peuvent créer un environnement de travail bouillonnant et énergique auquel aspirent tant de collaborateurs, tout en permettant de réaliser des économies pratiques à terme.
Le constat est que l’open space ne tient pas toutes ses promesses. Malgré les avantages cités plus haut, on peut observer une augmentation des préoccupations liées à l’environnement sonore dans le bureau, en particulier au niveau de la confidentialité, de l’intimité ou à la capacité de se concentrer sur ses activités professionnelles sans être dérangé.
Le bruit est un tueur de productivité dans le lieu de travail ouvert
Il n’est pas surprenant que le bruit soit le plus souvent considéré comme le facteur le plus perturbant de l’environnement intérieur dans les bureaux ouverts. Plusieurs études indépendantes ont montré que le bruit, en particulier la parole, réduit les performances lorsque l’on s’affaire à des tâches cognitives exigeantes.
En fait, il a même été suggéré qu’il existe une corrélation significative entre la baisse de performance et l’augmentation de l’intelligibilité de la parole. Dans cette optique, la conception acoustique la plus efficace des bureaux ouverts doit viser principalement à réduire l’intelligibilité de la parole entre les postes de travail.
Cet objectif peut être atteint principalement grâce à trois facteurs :
– Augmentation l’absorption de la pièce
– Augmentation de la hauteur des écrans entre les collaborateurs
– Mise en place de masquage sonore
Le concept de masquage sonore
Dans tout environnement de bureau ouvert, l’un des principaux défis consiste à assurer une intimité acceptable entre les postes de travail voisins. C’est là qu’intervient le concept de contrôler et de gérer le niveau de bruit de fond.
Un masquage sonore efficace consiste en un son neutre, homogène et calibré qui viendra élever très légèrement le niveau sonore, permettant ainsi de rendre la parole moins intelligible sans être une source de distraction pour les employés.
En d’autres termes, le masquage sonore consiste à gérer intelligemment le niveau sonore pour donner un meilleur confort.
A titre de comparaison dans la vie de tous les jours, une fontaine au milieu d’un parc génère un son qui procure un confort acoustique et une peu plus d’intimité aux promeneurs de manière agréable.
Et si le son du masquage à un spectre fréquentiel similaire à celui-ci ou à celui d’un vent doux qui parcourt les feuilles des arbres dans une forêt, cela reste un son neutre.
Ainsi le masquage sonore permet de traiter les problèmes acoustiques en aire ouverte d’une autre manière que les méthodes d’insonorisation conventionnelles. La mise en place de ce type système est simple et le résultat final est le plus souvent invisible car installé au-dessus des plafonds.
L’ajout du son masquant donne des résultats rapides pour assurer une bonne intimité de la parole, une meilleure productivité et un plus grand confort dans les espaces de bureaux d’aujourd’hui.
Cet article, inspiré d’une publication de notre partenaire SoftdB, a été rédigé par Stéphane Dufossé, Directeur de S-Acoustics.